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Coop la Hutte : Coopérer pour cultiver

Deux jeunes agricultrices et un agriculteur lancent une nouvelle coopérative cette année à Gallichan.

Deux jeunes agricultrices et un agriculteur lancent une nouvelle coopérative cette année à Gallichan. De septembre à novembre, La Coop la Hutte vendra pour une première saison des légumes en Abitibi-Ouest. Sous peu, les membres-travailleurs mettront également en marché des arbres fruitiers et des semences. L’une des trois mousquetaires, Janie Jalbert-Senneville, nous raconte l’histoire qui l’a menée à ce projet avec son conjoint Antoine Boissé Gadoury et sa collègue Marianne Letarte.

Qu’est-ce que La Coop la Hutte?

C’est une coopérative de travail. On est trois membres travailleurs et on pratique l’agriculture dans trois volets : maraîcher, fruitier et semences.

On produit près d’une trentaine de variétés de légumes. Pour les semences, ce sont les semences d’arbres et d’arbustes, ainsi que des semences potagères.

Pour cette année, on a décidé de faire une mise en marché à l’automne. On va avoir deux formules : des paniers et des cartes prépayées.

Parlez-nous un peu de vous et votre parcours.

Antoine vient d’ici. Ses parents ont fondé les serres Gallichan. Il a grandi dans l’entrepreneuriat agricole et principalement dans la serriculture, avec une petite fermette à côté. Moi, j’ai grandi à Laval et Marianne vient de Val-d’Or.

L’année passée, Antoine et moi vivions ensemble à Rouyn-Noranda et le but était de socialiser. Notre objectif a échoué quand est arrivée la pandémie. On s’est donc dit que c’était peut-être une bonne année pour retourner à la campagne, parce qu’on n’avait pas envie de s’installer à Rouyn. On avait déjà le plan de se lancer une entreprise. Elle n’avait pas encore pris de forme, mais ce qu’on savait, c’est que ça allait être une coopérative.

On a décidé de déménager à Gallichan et d’amorcer le projet. Comme on voulait une coopérative, on voulait avoir une équipe. Pas seulement nous deux. On a pensé à Marianne, car on avait travaillé avec elle au Potager partagé, une autre coopérative en Gaspésie. C’est là que nous nous sommes tous rencontrés. On a contacté Marianne l’hiver dernier et on lui a demandé si ça l’intéressait de démarrer une coop avec nous. C’est comme ça que ç’a commencé. Ç’a pris environ un an pour lancer notre projet.

Les parents d’Antoine possédaient une terre, à côté de la leur, qui était inutilisée. En fait, ils louaient la terre pour la production de foin, mais maintenant, ils nous la louent… pour la modique somme de zéro dollar!

Pourquoi avez-vous choisi de travailler en agriculture?

J’ai décidé d’étudier dans ce domaine-là, parce que c’était important pour moi la nourriture saine et l’écologie. Il fallait que je fasse quelque chose qui soit respectueux de l’environnement et qui corresponde à mes valeurs environnementales. Je peux aussi sensibiliser des gens à travers mon métier. C’est ce qui m’appelait et ce sont des valeurs communes entre Marianne, Antoine et moi.

Antoine, ce qui l’intéresse, surtout, c’est la production d’arbres fruitiers et de semences. C’est un passionné d’arboriculture.

Et oui, il y a l’agriculture, mais il y a aussi l’aspect coopératif : le travail non hiérarchique entre les membres et la solidarité avec la communauté, c’est surtout ça qui est au cœur de notre motivation.

Quels sont les défis liés à votre projet?

L’approvisionnement d’équipements. On fait beaucoup d’emprunt et d’échanges. Par exemple, on a parti des semis dans la serre des parents à Antoine, et on a demandé de l’équipement à nos voisins. C’est un défi, mais en même temps, c’est le fun de voir qu’on a de l’aide.

On n’a pas non plus encore accès à de l’eau. Heureusement, on a de la rivière à côté de chez nous, mais pour laver nos légumes, il faut qu’on se déplace chez les parents d’Antoine.

Il y a aussi des défis dans le champ comme la présence d’insectes. Mais comme c’est notre première année, les insectes ne nous ont pas trop repérés. Ça, on est contents!

À quoi ressemble la routine de votre équipe?

En ce moment, c’est beaucoup de désherbage, du binage, pour essayer de stimuler le sol, de libérer l’eau et les nutriments pour les légumes. Antoine travaille à temps plein sur le bâtiment.

Tous les lundis, on fait une réunion entre les membres et notre employé et on planifie notre semaine.

Ce n’est pas juste de la production, il faut vendre nos légumes aussi! Donc on fait des appels, on crée des liens avec de nouveaux distributeurs.

Les vendredis après-midi, on invite des gens à venir nous aider, à faire des petites corvées avec nous.

Est-ce qu’on peut acheter vos légumes dans les marchés publics?

On n’ira pas dans les marchés publics cette année. Par contre, à la fin de la saison, en septembre, comme c’est à ce moment qu’on a prévu beaucoup de légumes, on va être présent à la foire du 8 septembre à La Sarre.

Sinon, on organise nous-mêmes aussi des événements pour attirer les gens et nous faire connaître. Ça sera le cas au début du mois d’octobre. On va faire une grande corvée. Une corvée-fête! Comme une fête de récolte. On récompense les gens à la fin de la journée avec un grand souper et une activité thématique.

On a fait ça en début de saison pour faire connaître la coop. On avait organisé une danse trad! Les gens avaient bien apprécié.

En terminant, quels sont vos produits régionaux «coup de cœur»?

On adore les bières de microbrasseries. La nouvelle bière de Brasserie artisanale – la pierre de fées, de La Sarre, la bière du Trèfle noir et celles de la microbrasserie Le Prospecteur.

Au marché de Palmarolle, j’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle miellerie Melliflore. Le miel est juste trop bon! C’est un miel torréfié et le goût est très spécial.

 

Photo: Christian Leduc

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