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Gumbo et légumes: Changer le monde, un légume à la fois

Quand Gabrielle Bruneau a démarré son entreprise, elle caressait un rêve : celui de créer une ferme de proximité, la plus écologique possible, pour nourrir les gens de son quartier d’Évain, à Rouyn-Noranda.

Gumbo & légumes: Changer le monde, un légume à la fois

« Cela faisait déjà quelques années que j’y pensais. Après mes études en Environnement à l’Université de Sherbrooke, j’ai voulu travailler sur la ferme de ma tante Esther Aubin située à Bellecombe afin de me tester. Je voulais m’assurer d’être assez forte pour faire ce métier » explique la jeune entrepreneure.

« J’ai passé deux étés à la ferme et j’ai réalisé que j’avais envie de faire mon propre projet. J’ai rédigé mon plan d’affaires, j’ai demandé des subventions et j’ai créé mon entreprise à la fin de l’été 2020. J’ai commencé ma première production en 2021 », précise Gabrielle Bruneau.

Avec son rêve à portée de main, il ne restait plus qu’à trouver un lopin de terre pour faire pousser les légumes. « Mon frère m’a prêté un lot de la terre familiale. J’habite en face avec ma mère », mentionne la maraîchère.

Sa mission? Sauver la planète!

Diminuer la production des gaz à effet de serres est au cœur de l’entreprise Gumbo & légumes. « Généralement, les emplois en environnement ne font que mettre un plaster sur le bobo. J’ai plutôt choisi l’agriculture pour être une actrice de changement. Celle de proximité est l’une des solutions», soutient Gabrielle Bruneau.

Dans ses gestes de tous les jours sur sa ferme, cette dernière réfléchit et pense en fonction de ses valeurs. « J’utilise du paillis partout pour réduire les mauvaises herbes et mon objectif est de ne jamais travailler la terre, sauf pour former des buttes. En théorie, je n’y retoucherai pas afin que la vie se recrée d’elle-même. Pour le moment, ça se passe super bien. Je suis agréablement surprise », indique Gabrielle.

J’ai plutôt choisi l’agriculture pour être une actrice de changement.

Des paniers sur mesure

Pour sa première année, Gabrielle Bruneau a vendu une quinzaine de paniers échelonnés sur 16 semaines aux gens de sa communauté. Pour sa deuxième et sa troisième année, elle a doublé son offre avec une trentaine de paniers, cette fois durant 14 semaines.

Selon la saisonnalité, Gabrielle envoie un calendrier de légumes à ses clients qui sélectionnent ce qu’ils veulent. « Je personnalise les paniers. Les gens payent seulement pour ce qu’ils reçoivent. Cette méthode me met moins de pression », indique la maraîchère.

Elle propose une trentaine de légumes pour l’instant. « J’essaye de tout faire pousser, car j’aime bien tester ce qui fonctionne ou non, précise-t-elle. Je fais pousser des carottes, des panais, des pois, de la roquette, des radis, du bok choy, des tomates, des cerises de terre, une variété de courges et courgettes, des concombres, du céleri » énumère Gabrielle.

« J’aime me donner des défis. Par exemple, le céleri n’a pas été assez arrosé l’an dernier et je ne pensais pas en refaire. Mais j’ai décidé de retenter ma chance cette année! », sourit-elle.

J’essaye de tout faire pousser, car j’aime bien tester ce qui fonctionne ou non

Son objectif ultime pour le futur de son entreprise? Ouvrir un kiosque pour vendre ses légumes directement à la ferme. «J’aime la vente directe, sans intermédiaire. J’aime le contact avec les gens qui mangent mes légumes. Mon but est de fournir à manger aux gens d’Évain et des alentours. »

 La région, un tremplin

Avec de grands espaces, l’Abitibi-Témiscamingue représente une terre d’accueil idéale pour bâtir ses rêves et lancer son entreprise, estime Gabrielle Bruneau, qui vit et travaille où elle a grandi.

« J’ai la chance de vivre à un endroit où tout ça est possible. Si je venais de la ville, le projet aurait été beaucoup plus difficile, voire impossible avec les petits terrains », soutient-elle.

La proximité avec sa famille et ses amis devient également un très grand avantage pour elle. « Au début de la saison, mes amis viennent m’aider à désherber. La plupart se sentent choyés. Travailler la terre devient un moment de méditation pour eux, rigole la maraîchère.

« Ma famille m’aide beaucoup. Ma mère est une superbe conceptrice pour les plans avant la construction, mon frère est intelligent et est un très bon pédagogue. Il me conseille sur la mécanique, l’électricité, la plomberie et il m’a  montré comment conduire le tracteur. Il me laisse le faire pour que j’apprenne vraiment », explique la jeune femme.

Jardiner… et s’impliquer !

Le maraîchage occupe Gabrielle à temps quasi complet au printemps et à l’été. « À la fin de l’hiver, je prépare mes semis à l’intérieur. C’est un moment plaisant et ça ne prend qu’une ou deux heures par jour. Au début mai, le travail devient plus intense, avec la construction, la mécanique, l’entretien, tous les travaux physiques à faire. La saison se termine quand Dame nature décide, généralement entre la mi-octobre et le début novembre » précise l’entrepreneure.

En basse saison, Gabrielle Bruneau s’implique dans sa communauté, comme présidente du journal communautaire d’Évain et dans différents organismes, notamment Mères au Front. Étrange, pour quelqu’un qui n’a pas d’enfant?

Je veux améliorer la vie dans ma communauté pour avoir un monde meilleur et de meilleures façons de faire.

Pour Mères au Front, j’aime sa vision et son angle pour la lutte aux changements climatiques pour les générations futures. Je n’ai pas d’enfants, mais mes frères et sœurs en ont. Je suis rendue à neuf neveux et nièces autour de moi. Je m’implique pour eux et elles à titre d’alliée, je suis une tante au front!», s’exclame Gabrielle.

Si on lui demande quel produit régional elle préfère, c’est sans hésiter qu’elle répond: « Une bonne Tête de pioche de la microbrasserie Le Prospecteur ou encore le lait frais de Boréalait! »

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