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Félix Désaulniers, la relève de la ferme Plamondon et Fils

Félix Désaulniers, copropriétaire de la ferme Plamondon et Fils, est un grand amoureux des animaux et fervent défenseur de l’agriculture régionale. Avec ses parents, Louis Plamondon et Carole Désaulniers, le producteur de boeuf peint le décor du village de Barraute avec ses vaches et ses champs dorés. Si vous le croisez, n’hésitez pas à l’aborder. Son métier lui procure une grande fierté!

Qu’est-ce que la ferme Plamondon et Fils?

C’est une ferme de production de vaches, veau et semi-finition. On fait aussi de la céréale de grandes cultures. On cultive de l’orge pour l’alimentation du veau et de l’avoine pour la consommation humaine.

C’est une entreprise qui a été fondée par mon père et mon grand-père en 1980. À la base, c’était la ferme familiale depuis 1914.

Aujourd’hui, on a deux cheptels sous l’entreprise. On a un cheptel de l’entreprise Plamondon à 190 vaches et veaux et on a aussi les 44 vaches de notre employé.

Parle-nous un peu de ton parcours.

Moi j’ai 32 ans. J’ai tout le temps eu l’intérêt de faire ça. J’ai fait mon DEP en production bovine à Ville-Marie et après, mon AEC au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue en gestion et exploitation d’entreprise agricole. En 2010, j’étais à temps plein sur la ferme.

Lorsque je suis allé étudier, c’est là que la démarche s’est le plus fait tester. C’était, entre autre, la fin de l’embargo sur la vache folle et les prix étaient modiques.

J’ai fait mes preuves et depuis 2015, je suis copropriétaire avec mon père.

Pourquoi as-tu choisi de travailler en agriculture?

Ce que j’aime le plus, c’est être chez nous tous les jours et travailler pour mes intérêts à moi.

J’ai la passion du métier et j’aime vraiment beaucoup les animaux. Dans la vie, je passe plus de temps avec mes vaches qu’avec le monde!

J’ai aussi tout le temps été un p’tit gars de machines. J’aime les machines en général.

J’apprécie beaucoup la diversité. On ne fait jamais la même affaire. J’ai ma dose de tracteur et j’ai ma dose d’aimer les vaches!

À quoi ressemblent tes journées typiques?

La première chose qu’on fait dans notre journée, c’est le soin des animaux. Été comme hiver. On s’assure qu’ils aient de l’eau et à manger. L’été, comme nous on fait du pâturage intensif, on va leur donner de nouvelles bandes de pâturage tous les jours pour qu’ils aient toujours du foin frais. L’hiver, ça se résume à les alimenter.

Après, ça nous mène assez tard en avant-midi. De mai à fin septembre, ça se résume à faire de l’entretien sur les machineries, peu importe si c’est pour faire les semis, l’épandage de fumier, l’application de produits phytosanitaires, faire les foins, étendre l’engrais… Et puis ça, on fait ça jusqu’au soir et si on fait du foin, c’est jusque dans la nuit!

Quels défis avez-vous eu à surmonter ? 

Les plus grands défis, c’est de rendre l’entreprise la plus autonome possible.

Mon grand-père a travaillé à l’extérieur pour faire vivre sa ferme, mon père a vécu de sa ferme, mais c’est ma mère qui nous faisait vivre, car il ne se prenait pas de salaire, et moi, je vis de la business. Je pense que ç’a été le plus grand défi.

Pour le futur, ça va être de le maintenir et de prendre de l’expansion. J’ai la possibilité de le faire, mais le manque de main-d’œuvre est très fort.

Un grand défi va aussi être le retrait partiel de mes parents, parce qu’actuellement ils sont à temps plein avec moi. Ça va me prendre trois employés pour remplacer mes deux parents.

Dans le futur, j’aimerais finir mes veaux de A à Z, au lieu de les envoyer à l’engraissement et devoir commercialiser la céréale. J’ai aussi comme objectif de vendre du bœuf un peu plus de proximité, dans la région, mais je ne vais pas écouler toute ma production de cette façon-là.

Pourquoi ton bœuf n’est-il pas vendu dans les marchés publics ou des commerces de la région?

La principale raison, c’est parce qu’il n’y a pas d’abattoir dans la région. L’abattoir le plus proche est à environ 700 km de chez moi. Ça ne fait pas juste des beaux steaks un bœuf. Il faut le passer en entièreté et c’est un défi de la mise en marché.

En 2021, mon bœuf a été vendu à 75 % à Meyers Angus Natural Beef. C’est de là que A&W prennent leur viande. Quand on vend là, il faut que tes animaux aient un minimum de 50 % de sang Angus, qu’ils soient élevés sans hormones de croissance ni antibiotiques. Si jamais on a dû traiter un animal pour une infection, on ne peut pas leur envoyer. Il faut le mettre à part. Ils ne veulent que du bœuf naturel.

Ils nous paient plus parce que comme le bœuf n’a pas d’hormones, il croit moins vite. Ils compensent ça en donnant un prix à la livre de plus.

Sinon, je vends à des courtiers conventionnels et la plupart partent vers des parcs d’engraissement dans le sud de la province.

Quelle est ta plus grande fierté?

J’ai beaucoup de fierté, un peu tous les jours. Une fierté que j’ai, c’est de me faire apostropher dans le village. Au printemps, les gens ont hâte de voir les animaux. Le monde est conscient que, ce qu’on fait, ça entretient le territoire.

On est rendus avec des vaches un peu partout dans le village. En entrant à Barraute, il y a des vaches au pacage. Le monde remarque, puis moi, je trouve ça flatteur de me faire dire que j’ai de beaux animaux et que le monde est content de voir ça.

Ma paye, c’est aussi de voir mes animaux paisibles et en santé. Ça, j’aime ça!

Il y a aussi quand la saison des récoltes approche et qu’on voit les beaux champs dorés et que ça bat au vent. Ça me rend fier, parce que je suis conscient des énergies et du temps que mon équipe et moi avons mis là-dedans.

Comment consommes-tu ton bœuf?

Moi, je suis un gars de burgers. Ce qui est le fun avec les burgers, c’est que tu peux avoir une multitude de façons de les préparer. On peut mettre n’importe quoi! Même des artichauts!

Et le faux-filet. Le monde parle toujours du filet mignon, mais c’est le faux-filet la pièce de steak la meilleure! On ne peut pas passer à côté. C’est la pièce que j’affectionne le plus.

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