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Choco-Mango, chocolaterie et berceau de l’intégration latino-américaine à Val-d’Or

Que ce soit pour les crèmes glacées, les pâtisseries, les chocolats fins ou, depuis quelque temps, les mets à saveurs du monde, Choco-Mango est devenu un lieu incontournable, tant pour les touristes que les Valdoriens gourmets. Mais dans le cœur de la propriétaire, Olga Coronado, Choco-Mango est aussi le symbole d’intégrations réussies au sein de la communauté latino-américaine de Val-d’Or.

« C’est vraiment ici, à Val-d’Or, que j’ai appris le français, raconte Olga Coronado. Quand j’étais à Montréal, j’ai eu une entreprise pendant 12 ans. Je travaillais avec des femmes latinos qui faisaient de la couture à la maison. Je ramassais les vêtements qu’elles fabriquaient, après, je faisais la finition dans mon sous-sol et je l’apportais à une grosse compagnie. C’était ça mon business. C’est pour ça que je n’ai pas eu beaucoup la chance d’apprendre le français. Mes contacts étaient avec ces femmes et les contacts pour la mode étaient en anglais. »

Lorsqu’Olga Coronado est arrivée à Val-d’Or, en 1998, cela faisait déjà 13 ans qu’elle habitait à Montréal. Avant cette période, elle était dans son pays d’origine, le Guatemala. C’est le travail de son mari, qui pratiquait la médecine, qui l’a emmenée dans la région. Sans emploi, ses premiers temps en Abitibi n’ont pas été faciles. « Pendant trois, je me disais que j’allais retourner à Montréal. Les journées étaient longues », se souvient-elle.

Ouvrir un café

Pour contrer sa solitude et assouvir sa fibre entrepreneuriale, Olga Coronado décide d’ouvrir un café en 2001. « Je me suis dit que je pourrais faire un petit café avec de la crème glacée au centre d’achat comme dans les grands centres à Montréal. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de commencer Choco-Mango. »

L’entrepreneure allait toutefois faire face à l’important ralentissement économique qui touche l’Abitibi au début des années 2000, causé par une chute du prix de l’or. N’arrivant plus à payer son local au Carrefour du Nord-Ouest, elle s’était résignée à fermer boutique. « Mais une amie croyait vraiment en la passion que j’avais mise dans ce projet et savait aussi que si je fermais, possiblement, ça n’allait plus rouvrir et que j’allais peut-être quitter la région. On a alors trouvé un local en face de la Banque Nationale et c’est là que j’ai déménagé Choco-Mango pour environ 4 ans », raconte-t-elle.

Devenir chocolatière

Dans ce nouvel établissement, Olga Coronado vendait des chocolats de chocolateries montréalaises, ce qui froissait une certaine partie de sa clientèle. Il n’en fallait pas plus pour que la femme d’affaires s’initie elle-même à la fabrication de chocolat. « J’ai commencé à faire mes cours, deux ou trois fois par année à Saint-Hyacinthe, pour voir ce que ça allait donner. C’est là que j’ai eu la piqure », se remémore-t-elle.

En 2010, alors qu’elle était une fois de plus sur le point de fermer son commerce, Olga Coronado repère, avec sa fille Pauline, un nouveau local au centre-ville. Elle ne le savait pas encore, mais c’était LA décision qui allait, finalement, donner un élan sans précédent à son entreprise. Elle allait désormais produire ses propres chocolats, en plus d’offrir des gâteaux, des pâtisseries ainsi que des glaces maison – une combinaison de produits qui fera sa renommée.

Accueillir d’autres immigrantes

À force de côtoyer un nombre grandissant d’employés et de clients, Olga Coronado a grandement amélioré sa maîtrise du français. Néanmoins, les occasions de parler espagnol se sont, elles aussi, multipliées, remarque-t-elle. « En 1998, la communauté de gens qui venaient de l’extérieur, il n’y en avait pas beaucoup. Les latinos, on les comptait sur les doigts d’une main! Maintenant, la communauté est assez grande. »

Choco-Mango est donc devenu un repaire non seulement pour les dents sucrées, mais aussi pour les oreilles latines! Les Valdoriens, et particulièrement les Valdoriennes, d’origines latino-américaines affectionnent le service en espagnol qu’ils peuvent recevoir au Choco-Mango. « Ils ne savent pas tous que je suis Guatémaltèque, mais ils savent que je parle espagnol. C’est une identification à la culture latino que les gens trouvent ici », constate-t-elle.

Au fil des années, l’attachement à la culture latino-américaine s’est aussi fait sentir dans l’embauche du personnel. Deux Colombiennes et une Mexicaine ont été engagées depuis la création de l’entreprise. « Ce sont elles qui se sont proposées et qui ont eu l’intérêt pour Choco-Mango. Je suis une personne qui donne de la place à chacune et qui les traite avec respect. Je veux aussi que les personnes soient respectueuses envers moi. Je crois que c’est la différence », estime la propriétaire.

Choco-Mango a dernièrement franchi le cap des 20 ans d’existence. Olga Coronado, quant à elle, commence à penser à la relève de son entreprise. « J’ai 65 ans. Pour l’instant, je vais me tourner vers l’immigration. Je vais faire venir un chocolatier argentin pour qu’il m’aide à trouver la relève. C’est quelqu’un de bien connu, qui a beaucoup d’années d’expérience et qui pourrait donner beaucoup de temps à l’entreprise. Il a l’intention de s’intégrer. Il a aussi l’avantage de continuer que Choco-Mango demeure latino! (rires) ».

 

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