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Pour des nouvelles gourmandes

Agrotourisme : vers une route des producteurs d’alcool en Abitibi-Témiscamingue?

Spiritueux, liqueurs de fruits, vins, bières et hydromels : alors qu’ils n’étaient qu’une poignée d’audacieux il y a une dizaine d’années, les producteurs d’alcool se sont multipliés dans la région. Si bien qu’il faut maintenant deux mains pour les compter! Sommes-nous en train d’assister aux balbutiements d’une route de l’alcool?

L’ouverture des Spiritueux Alpha Tango, à la fin 2020 en a surpris plusieurs. « Le lancement a été extraordinaire : 4000 bouteilles vendues la première semaine. La file de gens dehors à -35 °C, les gens gardent les bouteilles du lot #1! », se souvient Daniel Corriveau, propriétaire avec son fils de la seule distillerie industrielle de la région.

Pour lui, l’engouement pour l’achat local engendré par la pandémie et le fort sentiment d’appartenance des Témiscabitibiens pour les produits du terroir ont été de bon augure. « La COVID a donné un électrochoc à l’achat local. Tout le monde pense que ça va rester. Il y a un changement dans les habitudes de consommation au Québec, mais on est convaincus que la fibre de consommer ici au Québec, ça va rester », renchérit fièrement son fils, Alex Gaudreault.

Boire avec modération… ou dormir chez les producteurs!

La pandémie a aussi amené son lot de voyageurs. « On n’est pas une région ultra touristique,  mais les deux dernières années… je me souviens d’un jour où six motorisés sont débarqués en gang! Ils avaient été référés au kiosque d’information touristique, et moi, je les ai envoyés au Prospecteur après. C’est cool! », poursuit Alex Gaudreault, heureux de cet échange avec les autres artisans de la région.

Il ajoute que malgré son emplacement dans le parc industriel de Val-d’Or, juste en face de l’aéroport, le stationnement est aussi à la disposition des campeurs, notamment via des applications du genre Terego ou HarvestHosts. Le concept est simple : les touristes peuvent élire domicile sur le terrain d’Alpha Tango pour une nuit, en échange de l’achat de produits… dont certaines exclusivités vendues seulement à la distillerie.

À une soixantaine de kilomètres plus au nord, à Saint-Marc-de-Figuery, la Miellerie de la Grande Ourse est aussi ouverte à l’accueil des curieux — même si le propriétaire, David Ouellet, a fait le choix de se retirer des réseaux de campeurs.

« Ça arrive régulièrement que le monde passe une nuit quand même!, lance-t-il. J’ai déjà été dans Terego, mais je ne trouvais pas ça si intéressant que ça parce que les gens qui utilisent ça ne veulent pas arriver dans un parking. Je trouvais qu’il manquait un peu de bucolique. Je travaille un projet en ce moment où il va y avoir de l’hébergement. »

Petits volumes, gros pouvoir d’attraction

Pour cet été, il se consacre cependant à la nouvelle buvette qu’il a construite au cours des deux dernières années, de manière à mettre en valeur sa production artisanale d’hydromel et surtout de gin. Ce petit comptoir servira en-cas et boissons — dont une dizaine de cocktails élaborés par les mixologues de la Station Ludik.

« Avec la production que j’ai [environ 5000 bouteilles de gin par année], je veux que les gens aient à se déplacer, explique-t-il, précisant que les hydromels peuvent être distribués ailleurs plus facilement. Pour l’automne, on va probablement se mettre à distribuer à la grandeur de la province. Mais les spiritueux, mon but, c’est que les gens viennent le boire ici et qu’ils repartent avec une bouteille. »

Il voit d’ailleurs d’un bon œil l’idée de mettre en place une « route des alcools ». « J’ai dit à Alex [d’Alpha Tango] que je n’avais pas le temps de travailler là-dessus cette année, mais que c’est sûr qu’à partir de l’année prochaine il faut qu’on fasse des forfaits communs ou une route », mentionne-t-il, ajoutant que son « safari apicole » gagnera aussi en profondeur avec la visite de la distillerie et la dégustation de gin et de bouchées.

Boire local, une fierté pour les gens de la région

À encore une centaine de kilomètres au nord-ouest, La pierre de fée, quatrième microbrasserie à élire domicile en Abitibi-Témiscamingue, se réjouit aussi de l’esprit de collaboration et de camaraderie entre les producteurs d’alcool. Il a d’ailleurs pu bénéficier des conseils d’Alexandre Groulx, propriétaire du Trèfle Noir, à Rouyn-Noranda, pour affiner ses techniques de brassage et concrétiser son projet.

« Je savais qu’il allait y avoir un engouement, mais la quantité de monde, oui je suis surpris, affirme le propriétaire, Antoine Lapierre, qui ouvre les portes de sa micro une fois semaine, au rythme de sa production qui s’envole aussitôt. C’est une stratégie [de créer de la rareté]. On ne le saura pas tant qu’on ne grossit pas. Mais je pense que dans ce milieu-là, les gens aiment ça avoir quelque chose d’unique. Ça leur apporte une fierté de boire local. »

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