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La Méditerranée dans l’assiette des Abitibiens

Houmous, falafel, baba ghanouj, kefta d’agneau, shawarma : depuis qu’il a lancé L’Olivier du Roy fin 2022, Roy Haddad s’est donné pour mission de faire découvrir les plaisirs gastronomiques de son Liban natal aux gens d’Abitibi en y injectant une dose d’amour, mais aussi de produits régionaux. Portrait.

L’Olivier du Roy, c’est une véritable invitation dans l’arrière-pays de l’enfance de Roy Haddad. Élevé dans la bouillonnante Beyrouth, capitale du pays du cèdre, l’enfant-Roy insiste auprès de ses parents pour passer les vacances estivales sur la plantation d’oliviers de ses grands-parents, dans le sud du Liban. C’est là qu’insidieusement, on lui injecte la passion de la cuisine ce qui mènera plus tard un peu de la Méditerranée dans l’assiette des Abitibiens.

«Pour moi, L’Olivier du Roy, c’est les sens que j’ai vécus, que j’adore. Je voyais ma grand-mère récolter la menthe, avec le beau soleil de Méditerranée. Elle cuisinait et me demandait de venir l’aider. Ça a commencé comme ça, je coupais les tomates, quelque chose de banal. Mais pour moi, c’étaient les odeurs, les arômes et les goûts des produits», témoigne-t-il, les yeux brillants.

Les tables garnies de mezzé — cet ensemble de petits plats aussi colorés que délicieux que l’on déguste traditionnellement dans les pays du Levant avec du pain pita — permettent à Roy Haddad de revivre ces moments, mais surtout de les partager avec de nouveaux adaptes, dans une sorte de voyage des sens.

«Quand cuisine, je veux vraiment que le monde voyage au sud du Liban, au moment où moi j’étais avec ma grand-mère et toute la famille. Après la messe du dimanche on allait à la maison, quelqu’un préparait le houmous, quelqu’un d’autre marinait la viande pour le barbecue. C’était vraiment un festin libanais. Les gens qui passaient à côté, on les invitait pour le dessert. On buvait le café turc», illustre-t-il, évoquant les rires et discussions animées qui fusaient de la terrasse inondée de soleil devant la plantation d’oliviers.

LA méditérranée dans l’assiette

Immigrée à Montréal en 2004, la famille de Roy Haddad rapporte dans ses bagages cette tradition de la table, mais aussi quelques éléments de terroir, notamment les épices qui rendent savoureuses les créations culinaires de L’Olivier du Roy.

«La cannelle, la muscade, la cardamome, le cumin, le sumac. Le sumac, c’est le roi de la cuisine libanaise ! énumère-t-il, surpris d’apprendre que cette plante aromatique au goût acidulé pousse aussi dans les forêts québécoises. Ça aussi, ça rentre dans mon enfance. On le cueillait quand on faisait des marches dans les champs moi et ma grand-mère, tout comme le zaatar, [un mélange d’épices concocté avec] l’origan sauvage.»

Le moment venu de faire un choix de carrière, nul n’est surpris au sein du clan Haddad de voir le benjamin de la famille se diriger vers un cours de cuisine. Il bourlinguera ensuite de cuisine en cuisine dans la région montréalaise, jusqu’à ce que l’amour ne vienne frapper à son cœur et le pousse à déménager ses pénates en… Abitibi!

L’hybridation abitibienne

À l’emploi du Carrefour alimentaire de la Ressourcerie Bernard-Hamel où il supervise les activités de cuisine collective, communautaire et éducative, Roy Haddad apprend à connaître la population de Rouyn-Noranda. Rapidement, il constate que l’ouverture d’esprit qui la caractérise en fait la clientèle idéale pour le rêve qu’il caresse depuis longtemps : partager son amour de la cuisine libanaise via sa propre entreprise.

«Ce qui est l’fun c’est qu’il y a du monde qui ont voyagé, du monde gourmet, qui aiment la cuisine. Il y a une belle ouverture d’esprit pour la cuisine du monde. Il y avait ce rêve qui était caché en moi depuis longtemps et j’ai décidé qu’il était le temps de commencer à le réaliser», relate-t-il.

C’est lors de l’édition 2022 du Marché de Noël que les Abitibiens découvrent l’univers culinaire de L’Olivier du Roy. L’engouement pour le kiosque de Roy Haddad l’incite à reproduire l’expérience lors de divers événements et marchés publics, et même à profiter de la rue piétonne pendant la période estivale pour proposer sandwiches et autres salades.

Et même si le citron et les olives ne poussent pas encore en Abitibi, le chef se laisse lui aussi charmer par les produits régionaux, n’hésitant pas à utiliser le yogourt de Boréalait ou de Fromabitibi pour confectionner son labneh. Ou encore à utiliser les légumes des producteurs locaux pour confectionner taboulé, navets marinés et autres poke bol aux falafels. «L’approvisionnement local, c’est primordial pour moi», lâche celui qui offre ses services comme traiteur, et qui approvisionne Écolovrac de Rouyn-Noranda.

Couscous, fattouche, kebbé : la tête ensoleillée de Roy Haddad déborde encore d’idées toutes plus savoureuses les unes que les autres pour la suite de L’Olivier du Roy. Avoir pignon sur rue pour continuer à raconter son Liban authentique est aussi dans les cartons. Et peut-être même approvisionner L’Olivier du Roy avec l’huile d’olive de la plantation familiale. «Je ne veux rien promettre parce que je ne sais pas dans quel état va être le Liban l’automne prochain, mais je travaille fort pour aller récolter les olives…»

Gageons que l’Abitibi-Témiscamingue sera prête à goûter!

  1. Fiche Goûtez AT avec coordonnées
  2. Page Facebook L’Olivier du Roy
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