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Pour des nouvelles gourmandes

Les goûts de Émélie Rivard-Boudreau

Journaliste, autrice et réalisatrice originaire de Val-d’Or, Émélie Rivard-Boudreau s’intéresse depuis toujours aux histoires humaines qui façonnent l’Abitibi-Témiscamingue. À travers ses reportages, ses documentaires et ses projets d’écriture, elle met en lumière les gens d’ici avec un regard sensible et profondément ancré dans le territoire. Son plus récent livre, Val-d’Or au féminin, retrace le parcours de femmes qui ont contribué à bâtir la ville, mêlant témoignages, récits personnels et mémoire collective.

Récemment récompensée par le Prix Coup de cœur du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue et attendue au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue à la fin du mois, Émélie Rivard-Boudreau prend cette fois place de l’autre côté de l’entrevue dans Les goûts d’Émélie Rivard-Boudreau. Entre habitudes gourmandes, produits régionaux, lieux qu’elle affectionne et rapport au territoire, Goûtez AT a eu envie de découvrir ce qui nourrit son quotidien… et son inspiration.

Émélie, Quand tu penses à l’Abitibi-Témiscamingue, quel goût ou quel produit te vient spontanément en tête?

Je pense à ce qui provient de la forêt boréale : bleuets, perdrix, orignal, doré et des essences de conifères.

As-tu un petit péché mignon ou un aliment réconfort dont tu ne te lasses jamais?

Le fromage sous toutes ses formes!

Y a-t-il un café, un resto, un marché public ou un endroit gourmand que tu fréquentes régulièrement à Val-d’Or ou ailleurs en région?

Il y en a plusieurs. Le Marché public de la Vallée-de-l’Or est un incontournable. Sinon, hors de la saison des marchés, mes adresses gourmandes sont La Tanière, Choco-Mango, Aki, Les Becs sucrés et salés et KarinO Gâteaux.

Quand tu reçois à la maison, qu’est-ce qu’on retrouve souvent sur la table?

Je laisse souvent des « extras » pour que les invité.e.s puissent ajuster l’assaisonnement à leur goût. Outre le sel et le poivre, je laisse souvent une sauce piquante, un plant de basilic ou une glace de balsamique par exemple.

Après une grosse période de travail ou un projet exigeant, qu’est-ce qui te donne le plus l’impression de décrocher et de revenir à l’essentiel?

Faire du ski de fond, faire du jogging ou boire une bière sur une terrasse. Ça doit être essentiel, ça?!

Quand tu travailles sur un projet d’écriture ou de réalisation, as-tu des habitudes bien à toi? Café, collation, musique, endroit précis…

Je ne bois pas de café mais j’aurais tellement aimé aimer ça! Quand j’écris, je bois du thé et j’écoute souvent ma liste de lecture « piano », où l’on retrouve beaucoup d’Alexandra Stréliski, de Jean-Michel Blais et de Patrick Watson. Dans les moments plus difficiles, je combine ça avec du fromage et/ou des chips et/ou des bonbons.  Quand c’est encore plus difficile, je prends les grands moyens avec un Kombustible d’Écorce!

Tu es journaliste, autrice et réalisatrice. Est-ce que les rencontres humaines occupent une place importante dans ta façon de raconter les histoires?

Les rencontres humaines sont au centre de ma démarche, même si parfois elles se font virtuellement. Je suis fascinée par les histoires des êtres humains de tout horizon. Quand je prends le temps de parler à une personne pour un projet, c’est la plus intéressante au monde, pour moi, à ce moment précis. Presque chaque fois que je sors d’une entrevue, je me dis « wow » et je me trouve choyée de vivre ces échanges.

Émélie Rivard-Boudreau lors du lancement de son livre Val-d’Or au féminin paru chez Les éditions Histoire Québec. Photo: Courtoisie

Ton livre Val-d’Or au féminin vient tout juste de paraître après plusieurs années de travail. Qu’est-ce qui t’a le plus marquée dans cette aventure?

J’ai eu tant d’histoires à raconter! Je pensais qu’il y aurait des époques où je n’aurais pas grand-chose à écrire mais j’ai été plutôt confrontée au fait de choisir. Je remarque aussi que beaucoup de femmes ne croyaient pas que leur histoire valait la peine d’être racontée. Elles ne voyaient pas que l’histoire d’une femme a généralement une portée beaucoup plus grande. Elle reflète souvent la réalité d’une panoplie d’autres de la même époque.

À travers les parcours de femmes que tu as recueillis, y a-t-il des histoires ou des témoignages qui t’ont particulièrement touchée?

Choisir des noms est toujours délicat. Mais je suis toujours touchée par les femmes qui ont été confrontées à de grandes adversités et qui ont bûché pour les surmonter. Je pense évidemment aux pionnières en politique ou dans certains corps de métiers, mais aussi aux veuves, aux « premières » mères monoparentales, aux femmes autochtones ou à celles qui ont fait face à de la violence.

Le 9 mai dernier, tu as reçu le Prix Coup de cœur du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue. Comment as-tu vécu cette reconnaissance?

Avec beaucoup de fierté. Cette reconnaissance me confirme que le travail que je fais a du sens non seulement pour moi mais pour ma communauté. Ça me donne confiance pour la suite de mes projets car travailler comme journaliste indépendante et artiste professionnelle n’est pas nécessairement la voie la plus facile. Malgré toutes les reconnaissances, le doute est toujours là.

Tu seras aussi présente au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue du 22 au 24 mai à Val-d’Or. Qu’est-ce que tu aimes particulièrement de cet événement?

Comme visiteuse, ce sont les découvertes, les rencontres et l’excitation d’acheter des livres neufs. C’est cliché mais c’est vraiment ça. Comme auteure, je vivrai le Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue pour la première fois donc, à voir!

Ton travail t’amène à rencontrer toutes sortes de personnes. Y a-t-il une rencontre qui t’a particulièrement marquée?

Il y en a plusieurs, mais les rencontres qui m’ont le plus marquée dans ma carrière (encore jeune) sont celles où des gens m’ont confié des histoires très personnelles, parfois même traumatisantes. Il est arrivé que je doive moi-même ventiler auprès d’autres personnes à la suite de témoignages que je ne m’attendais pas à entendre. Je pense entre autres à des femmes victimes de violence conjugale, d’abus ou d’inceste ou ayant été en situation de prostitution.

L’Abitibi-Témiscamingue est souvent associée à un fort sentiment d’appartenance. Selon toi, qu’est-ce qui distingue le plus les gens d’ici?

Je pense que ce sentiment d’appartenance vient en quelque sorte de notre résistance et de notre capacité à transformer les rigueurs de notre territoire en forces et en beautés.

As-tu un produit de l’Abitibi-Témiscamingue pour lequel tu as un véritable coup de cœur?

Je trouve ça cruel de choisir mais j’ai envie d’y aller un peu « champ gauche » avec le sirop de sapin de Vert Forêt. Je trippe là-dessus avec du yogourt nature et des granolas, sur des crêpes, avec des toasts au beurre d’arachides et aux bananes ou bien évidemment sur du fromage! J’en achèterais en vrac si c’était possible.

Dans quels médias peut-on lire tES TEXTES et quels sont les projets qui te tiennent occupés pour les prochaines semaines, prochains mois?

À partir de la fin juin sera lancé le balado documentaire Odena Aki, que j’ai réalisé avec le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Il s’agit d’une série de quatre épisodes qui s’intéresse à l’urbanité autochtone : son histoire et à sa réalité contemporaine. Cet été, je vais également offrir des tours guidés! Les détails seront annoncés sur mes réseaux sociaux et par Tourisme Val-d’Or.

J’ai aussi un projet de livre en cours d’écriture avec le Centre d’amitié autochtone et un autre avec les Éditions Parfum d’encre qui devraient être publiés l’an prochain.

Complète la phrase : « Pour moi, goûter à l’Abitibi-Témiscamingue, c’est… »

Un geste d’amour pour ma région. C’est une action économique et politique. C’est une question de fierté. Goûter à l’Abitibi-Témiscamingue, c’est manger de la bonne bouffe donc c’est aussi, et surtout, juste le fun!

 

Pour découvrir quelques-uns des projets d’Émélie Rivard Boudreau:

  1. Présences au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue du 22 au 24 mai 2026
  2. Balado Château Inn disponible sur OHdio de Radio-Canada
  3. Livre Val-d’Or au féminin
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